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Anecdotes
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1995 : Jean et Schumacher échangent leurs voitures
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 L'histoire se passe peu après la fin de la saison 1995. Michaël Schumacher vient d'être couronné Champion du Monde pour la deuxièmeannée consécutive. Pour la saison 1996, il a choisi d'intégrer le team Ferrari. Jean pour sa part quitte la Scuderia pour aller chez Benetton. Un échange de baquet en quelque sorte. Mais cet échange, il a eu lieu bien avant le début officiel de la saison 1996, en privé...
Jean était impatient de découvrir cette B195 qui a mené Schumi au titre. Mais il avait aussi un trac fou : la Benetton allait-elle convenir à son pilotage ? En fait, dans l'avion qui le menait au Portugal pour ces tests très particuliers, il a déclaré:
" Oui j'ai le trac! Je me sent plus chargé pour ces essais privés que sur la grille de départ du Grand Prix le plus important de ma carrière ! Une équipe que je ne connais que par l'observation que j'en ai faite de l'extérieur et de ce qui se dit d'elle ; une voiture et un moteur que je ne connais pas... Et les trois qui viennent de donner un nouveau titre mondial à Schumacher... Oui, angoissé. Et aussi pressé de savoir ce que tout ça vaut dans mes mains. Je ne vois pas le moment de monter dans cette Benetton! Challenge énorme, je sais, mais je m'y suis préparé. Personne ne m'a obligé à aller dans cette équipe, c'est moi qui l'ai décidé. Et pas d'hier. Au moins, j'en aurais le coeur net sur la façon dont Schumacher a aligné les victoires! Bon, on connaît déjà tous l'un des secrets de cette voiture : elle ne s'arrête qu'après avoir franchi la ligne d'arrivée! Pas avant! Tu vois, c'est comme à la rentrée des classes, quand tu passes de la primaire au collège. La saison 95 s'est terminée il y a même pas dix jours et j'ai l'impression que cela fait un an!"
Durant deux jours, Jean et Schumi ont donc fait connaissance avec leurs nouvelles équipes. Leurs attitudes étaient totalement opposées. D'un coté, l'allemand était fébrile. Il s'agitait beaucoup et faisait comprendre sans retenue que c'était "lui" le champion ; au point de refuser de partir tant que toutes ses exigences n'étaient pas satisfaites, même à contrecoeur. Jean pour sa part était d'un calme impressionnant. Il était à l'écoute et parlait lorsque venait son tour; parfaitement concentré sur son sujet et totalement réaliste dans ses pensées :
"Chez Benetton, ils ne connaissaient à fond ni mon pilotage, ni ma manière de travailler la mise au point. Par contre, ils connaissaient leur voiture par coeur. Chacune de ses réactions. C'était donc à moi d'écouter pour construire ma propre expérience. De là, j'ai emprunté le chemin que je voulais. Bon, avec la B195, il ne s'agit pas de découvrir une monoplace sortant d'usine pour la première fois, mais de travailler sur une machine en bout de développement. Nous sommes donc partis d'un set-up de base standard, parfaitement connu pour cette piste d'Estoril. Puis nous avons modifié quelques paramètres à ma demande, en fonction des besoins de mon pilotage et d'un programme établi. Ce qui m'a vraiment bluffé, c'est la façon qu'avait Ross Brawn de me décrire les réaction de sa voiture en fonction de chaque assiette envisagée. Il la maîtrise totalement. Pour moi, c'était un apprentissage obligatoire. Cette méthode paru plus longue qu'une autre mais elle est tellement efficace! Au bout du compte on gagne un temps fou. Le confort du cockpit? Super! Entre ce que j'avais en 93 et cette année, je donne l'impression d'être assis plus bas mais c'est un effet d'optique à cause du nez haut. Le dialogue? En français avec les motoristes, en italien avec Favio et en anglais avec l'équipe châssis. Comme chez Ferrari, sauf que ce sont de vrais anglais, pas ceux qui n'aiment pas les italiens (ndlr. allusion à John Barnard)..."
Pour dresser le bilan de ces deux jours, laissons la parole au chronomètre...
Première journée:
1- Alesi : 1'23"08 (Benetton B195)
2- Schumacher : 1'24"04 (Ferrari 412 T2 moteur V12)
3- Schumacher : 1'24"47 (Ferrari hybride moteur V10)
Deuxième journée:
1- Alesi : 1'21"44 (Benetton B195)
2- Schumacher : 1'22"41 (Ferrari hybride moteur V10)
3- Villeneuve : 1'22"57 (Williams FW17)
4- Schumacher : 1'23"24 (Ferrari 412 T2 moteur V12)
Les essais se sont poursuivis après le départ de Jean. C'est Jacques Villeneuve qui réalisa le meilleur temps de la semaine devant Schumacher. Mais il est difficile de comparer des chronos réalisés à des jours différents. Par conséquent, c'est la deuxième journée qui doit fair référence car elle a vu en piste ces trois hommes. Et ce jour là, Jean a bel et bien collé une seconde au tour à Schumi!
Ainsi, Jean a su tenir tête à Schumi. Il est sorti grandi de ce challenge et regonflé à bloc pour la saison suivante:
"Prendre la succession de Schumacher dans cette équipe et au volant de sa voiture est une sacré responsabilité. Je n'avais pas le droit de me planter."
Inspiré d'une coupure de presse fournie par O.R.
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1989 : Jean participe aux 24 heures du Mans
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 Jean a couru les 24 heures du Mans 89 en catégorie C1 sur la PORSCHE 962 C numéro 33.
Il faisait équipe avec Hoy et Dobson. Leur course a malheureusement était stoppée au bout de 4 heures sur un incendie. Il y avait cette année là 17 PORSCHE de ce type engagées en C1. Seulement 5 d'entre elles ont fini la course et la meilleure a terminé 3ème. Les 12 abandons ont été principalement causés par des casses moteur et des incendies. Jean n'a donc pas été le seul à ne pas avoir de chance lors de cette course.
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1990 : Jean se blesse au GP des USA
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 Durant cette course, Jean a déboulé en tête au volant de sa modeste Tyrrell à la sortie du premier virage. Il s'est ensuite détaché, se permettant de lâcher Berger et Senna sur leurs redoutables McLaren-Honda. Senna ne put revenir sur l'avignonnais qu'au 25ème passage. Jean était en effet en proie à des problèmes avec une boite de viteses récalcitrante depuis déjà plusieurs tours. Il parvint à tenir la dragée haute au champion du monde brésilien pour finalement se faire passer et termina la course à la deuxième place avec une très mauvaise écorchure à la main due à sa bagarre avec le levier de vitesses.
Cette course est entrée dans la légende des Grand Prix automobiles et constitue d'ailleurs le meilleur souvenir de Jean en Formule 1.
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Jean souffleur de verre
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 Voici une photo originale de Jean en train de s'exercer au métier (ou à l'art) de souffleur de verre. Ce cliché a été pris dans la région de Valbonne, au dessus d'Antibes. Cette photo illustre aussi l'accessibilité et la simplicité de vie de Jean qui est toujours très abordable dans la vie de tous les jours et en dehors de cameras.
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Histoire policière
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20h, avec Jean Alesi.Jean nous parle du gala de charité donné par la F1 avec de nombreux champions du monde comme Alain Prost, Nigel Mansell, Mika Hakkinen ou Phil Hill, la veille au soir, au profit de l'enfance malheureuse. "Une vente aux enchères qui devait rapporter 10 millions de francs en a rapporté 15. Il nous raconte aussi le dernier match de foot qu'il a vu, Inter de Milan contre Juventus de Turin. "J'étais invité par l'Inter et comme tout le monde le sait, je suis un supporter de la Juve. Ouand la Juve a marqué, j'ai fait un bond. Autour de moi, silence glacial" Ce match s'est terminé avec la police. "En rentrant avec mon break Peugeot V6, j'ai bien vu une voiture de "carabinieri" mais je n'ai pas levé le pied ils ont essayé de faire la course avec moi, mais je les ai semés. Plusieurs dizaines de kilomètres plus loin, j'ai été arrêté par une autre voiture de police. Le policier m'a reconnu: "Mais Jean, I'ltalie tout entière est à ta recherche, c'est un délit de fuite ! Bon, tout va bien, mais tu dois au moins attendre la voiture qui était à ta poursuite. Je vais prévenir". J'ai donc attendu la deuxième voiture. Le policier qui la conduisait est venu vers moi: "Jean, tu me sauves." Et il m'a expliqué: "Tu comprends, je suis le policier le plus rapide sous la pluie dans toute la région. Sauf, bien sûr, si je suis battu par Jean Alesi." Nous sommes partis en convoi vers le restaurant le plus proche et nous avons mangé tous ensemble.
Jean Louis Moncet, Renaud de Laborderie - "Carnets de route" - Sport Auto.
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Histoire de casque
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Après le Grand Prix de Monaco 2000, Jean a reçu de la visite de la police. La raison : en jetant son casque dans le public, il a déclenché une bagarre dans laquelle une femme s'est cassée le bras. La personne qui a finalement reçu le casque l'a vendu sur place pour $10.000 US à un commercant. Celui-ci a eut le culot d'attendre Jean devant son yacht et de lui demander de signer le casque dans le seul et unique but d'augmenter sa valeur. "Un affront! Je voulais faire plaisir à un fan et lui il le vend tout de suite." a déclaré l'avignonnais. "Le propriétaire d'un magasin de F 1 est venu chez moi et m'a demandé de signer le casque pour augmenter encore plus sa valeur. J'ai eu beaucoup de mal à me contrôler à ce moment là..." Jean fera-t-il la même chose au Canada le week end prochain? "Peut-être... Parce que le fan canadien de 1999 m'a envoyé une lettre de remerciement de 3 pages."
Source : http://www.blick.ch - Traduit de l'allemand par Yves Siweck.
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La symbolique du casque de Jean
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Bandes brisées noires et rouges : En hommage à Elio De Angelis, ce pilote qu'il admirait (cf. détails ci-après). Jean a porté ses couleurs après sa mort. Il ne disposait auparavant que d'une bande noire lorsqu'il courait en Formule Renault.
Haut bleu : Pour compléter les couleurs du drapeau français ? C'est une théorie comme une autre. Le disque s'est ensuite transformé en goutte lors du passage de Jean chez Benetton : probablement un effet de style qui rappelle aussi les motifs imprimés dessus. Des caractère Japonais ont souvent fait leur apparition au fil des courses. Certains correspondaient au nom de sa fiancée ou à ceux de ses enfants.
Gouttes bleues : Jean a choisi des gouttes pour afficher son amour du pilotage sous la pluie. A la suite d'une interview, un journaliste italien l'avait surnommé "il mago della pioggia", c'est à dire "le magicien de la pluie". C'est au Grand Prix de San Marin 1995 que ces motifs sont apparus.
Dominante chromée : Il sagit d'une couleur qui réfléchit encore plus le soleil que le blanc. Cela permet à Jean de moins souffrir de la chaleur. C'est le fournisseur de casques de Jean qui a eut cette initiative et cela a convaincu l'avignonnais qui, après avoir quelques peu alterné en 98 entre le blanc et le chrome, a définitivement opté pour cette dernière couleur.
Elio De Anglelis
 Fils de bonne famille de l'aristocratie italienne, Elio de Angelis a longtemps souffert de l'image du pilote "play-boy" qu'il n'était pas. Au contraire, c'était un gentleman et un extraordinaire pilote. Il ne lui manquait que la rage de vaincre des pilotes qui ont tout sacrifié pour arriver en F1. Après ses premiers tours de roues en kart, il fait ses débuts en Formule 3 en 1977 et remporte l'année suivante le GP de Monaco, véritable vitrine pour les jeunes pilotes. Il participe par la suite au championnat de Formule 2 mais l'expérience n'est pas concluante. Mais l'équipe Shadow de Formule 1 l'avait déjà à l'oeil et c'est avec elle qu'il participe à sa première saison. L'année suivante, Colin Chapman l'engage chez Lotus où il sera l'équipier de Mansell pendant 5 saisons. En 1984, sa grande régularité le place sur la troisième marche du championnat. En 1985, lorsqu'il apprend le remplacement de Mansell par Ayrton Senna, il est déçu de perdre son équipier anglais. Cette année-là, malgré une victoire en début de saison suite à la disqualification de Prost à Imola, Elio sera dans l'ombre de la star Senna. Il ne supporte pas ce rôle de second pilote, lui qui a été pendant plusieurs années le numéro 1, à égalité avec Mansell. Il décide donc de quitter Lotus pour l'équipe Brabham. 1986 sera sa dernière saison. Après un débuts de saison difficile, Elio de Angelis trouvera la mort le 15 mai alors qu'il effectuait des essais privés sur le circuit du Paul Ricard.
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Double chrono pour Jean Alesi
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 Coqueluche du public, Jean Alesi, le coureur automobile le plus aimé des Genevois, habite avec sa jolie femme et ses deux enfants au bord du lac de Genève. Pour lui souhaiter une bienvenue digne de la Ville, Alain Jugy, le directeur des montres DeLaCour lui a offert un modèle très spécial: un bichrono unique au monde, qui porte en plus le numéro 1 puisqu'il s'agit de la montre qui a été exposée à l'UBS Molard dans le cadre de la sélection du jury pour le Grand Prix d'horlogerie de Genève. Un autre Genevois, le joaillier Benoît de Gorski, a décidé de promouvoir ce modèle très recherché par les collectionneurs. On peut le trouver dans sa boutique rue du Rhône. Ce double chrono le plus insolite du monde a aussi fait craquer Eros Ramazzoti.
Source : www.tdg.ch - La Tribune de Genève.
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